mardi 11 décembre 2007

Liberté pour Ingrid Betancourt !


« La vie ici n’est pas la vie. C’est un gaspillage lugubre de temps ». Tels sont les mots pleins de désespoir exprimés par Ingrid Betancourt dans sa récente lettre.


La preuve de vie d’Ingrid Betancourt, plutôt que de regonfler le moral des siens qui voulaient savoir où en était leur femme, leur mère, leur fille, leur amie, les a brutalement plongés dans l’angoisse. La question, n’était plus de savoir quand Ingrid Betancourt allait être libérée, mais si elle survivrait encore longtemps à sa détention.

Depuis bientôt 6 ans, depuis plus de 2100 jours, Ingrid Betancourt est détenue, en Colombie, par les FARC.
6 ans de trop.
6 ans de torture psychologique, l’arme des pires dictatures.
6 ans pendant lesquels la moindre de ses demandes se heurte à un invariable « non ».


A plusieurs reprises Ingrid Betancourt a essayé, en vain, de s’évader. Elle a donc été durement punie : les FARC l’ont séparée de son amie Clara Rojas et de son fils Emmanuel. Ils l’ont éloignée des prisonniers avec lesquels elle avait tissé des liens d’amitié. Ils la laissent, seule, au milieu d’un groupe d’hommes « difficiles », qui n’ont pas eu de relations sexuelles depuis 10 ans.
Parce que les FARC tiennent à garder leurs otages vivants dans la mesure où ils représentent une précieuse monnaie d’échange, les tortures sont dosées pour qu’elles fassent très mal, mais qu’elles ne tuent pas.

Ingrid Betancourt fait preuve d’un courage exceptionnel. Les FARC n’ont pas vaincu ses convictions.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy a décrété que la libération d’Ingrid était une priorité nationale, relayant en cela le peuple français dans son immense majorité. Dans deux messages radio et télédiffusés, Nicolas Sarkozy s’adresse à Manuel Marulanda, le chef des FARC. Il leur demande de libérer Ingrid Betancourt et les autres otages. Un geste fort, salué par la famille d’Ingrid Betancourt. Une première pour un chef d’Etat.

On ne peut que saluer un tel engagement, même si à ce jour, il semble qu'il n'ait pas été pris à sa juste valeur. Les FARC, à ce jour, ont simplement remercié Nicolas Sarkozy de s’adresser «avec respect» à son «leader historique», mais écartent la possibilité de relâcher Ingrid sans contrepartie.

Autre engagement d’une importance capitale, RFI a ouvert son micro aux familles des otages à raison de trois fois par semaine. L’expérience a débuté la semaine dernière. Le fils d’Ingrid Betancourt, Lorenzo, 19 ans, a ainsi envoyé un message radio à sa mère. L’émotion était intense lorsque Lorenzo Betancourt, entouré de nombreux journalistes, a lu son premier message : « J’aime ma mère, c’est un message d’amour. Je veux qu’elle se nourrisse, qu’elle tienne bon et qu’elle sorte de cet enfer. Dès lors, les mots me sont venus naturellement. Ce que je lui ai dit, c’est tout ce qu’un fils veut dire à sa mère qu’il n’a pas vue depuis six ans », a-t-il expliqué au magazine Télérama.

Il est plus que temps de remuer ciel et terre pour en finir avec cette situation !


Ingrid Betancourt a toujours menée une lutte exemplaire qui ne peut que susciter le respect. Œuvrant contre la corruption, la pauvreté et le narco-trafic, elle s'était aussi fait connaître pour sa détermination face à une guerre civile vieille de plus de 40 ans et ayant déjà tué plus de 200.000 personnes. Elle qui voulait la paix, a été réduite au silence depuis son enlèvement.Mais ça suffit ! Il est temps qu'elle revienne parmi les siens. Et si elle ne peut pas faire entendre sa voix, il nous appartient de faire entendre la nôtre...

Pour apporter votre soutien :
www.agirpouringrid.com et Agir pour Ingrid, 26, rue Vignon 75009 Paris

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