
Un article très intéressant paru dans Libération le 26 novembre dernier annonçait l’ouverture d’une Conférence Nationale sur la Parité. La lettre de mission adressée par l’Elysée au Ministère du Travail fixe l’objectif d’ « atteindre une bonne fois pour toutes, l’égalité homme femme en 2009 ».
Tout cela a comme qui dirait un air de déjà vu ! Comment peut-on en être encore là à l’aube de l’année 2008 ! Combien de débats avons-nous déjà eu sur ce sujet, combien de tribunes, d’articles, d’analyses, de statistiques, de solutions : toutes les ressources semblent avoir été épuisées sur le sujet.
Pour quels résultats ?
La loi sur la parité professionnelle du 23 mars 2006 devait déjà supprimer les écarts salariaux avant 2010, et prévoyait un rattrapage salarial pour les femmes rentrant de congé maternité. Les effets de cette loi ne sont pas, pour l’heure, d’une évidence éclatante !
Selon l’analyse de Dominique Méda et d’Hélène Périvier dans le « Deuxième âge de l’émancipation » les femmes sont toujours moins nombreuses en emploi que les hommes. « Pire, le rattrapage amorcé dans les années 1960 s’est interrompu ». Lorsqu’elles travaillent leurs emplois sont bien plus précaires que ceux des hommes, moins qualifié et leurs rémunération bien inférieures.
Comme le rappelle l’article de Libé : le fameux plafond de verre que les femmes ne parviennent pas à dépasser en termes de responsabilités professionnelles est avant tout une affaire de réseau.
La vie quotidienne est très injuste ! En grande majorité après une journée de travail, les femmes courent chercher leurs enfants à l’école, chez la nounou ou à la crèche, or les carrières se font aussi durant ces moments !
Et dans le même temps, comme le dit si bien Dominique Méda, « sur le front de la vie familiale et domestique, le partage des tâches entre conjoints est loin d’avoir tenu ses promesses. » En fait, depuis 1970 et l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail, personne, ne s’est demandé « par qui, ni même comment allaient être prises en charge les 50 heures de travail domestique hebdomadaires que les femmes assuraient jusqu’alors ».
De l’extérieur, situation des femmes en France a toutes les apparences d’un formidable accomplissement, mais de l’intérieur, celles qui travaillent affrontent un lourd et contraignant cumul de charges quotidiennes, et les autres n’accèdent toujours pas à l’indépendance financière. « En clair rien de sérieux n’a été entrepris pour aider les Françaises à concilier les différents aspects d‘une liberté chèrement acquise : accès à l’emploi, investissement professionnel et vie familiale ».
Selon l’analyse de Dominique Méda et d’Hélène Périvier dans le « Deuxième âge de l’émancipation » les femmes sont toujours moins nombreuses en emploi que les hommes. « Pire, le rattrapage amorcé dans les années 1960 s’est interrompu ». Lorsqu’elles travaillent leurs emplois sont bien plus précaires que ceux des hommes, moins qualifié et leurs rémunération bien inférieures.
Comme le rappelle l’article de Libé : le fameux plafond de verre que les femmes ne parviennent pas à dépasser en termes de responsabilités professionnelles est avant tout une affaire de réseau.
La vie quotidienne est très injuste ! En grande majorité après une journée de travail, les femmes courent chercher leurs enfants à l’école, chez la nounou ou à la crèche, or les carrières se font aussi durant ces moments !
Et dans le même temps, comme le dit si bien Dominique Méda, « sur le front de la vie familiale et domestique, le partage des tâches entre conjoints est loin d’avoir tenu ses promesses. » En fait, depuis 1970 et l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail, personne, ne s’est demandé « par qui, ni même comment allaient être prises en charge les 50 heures de travail domestique hebdomadaires que les femmes assuraient jusqu’alors ».
De l’extérieur, situation des femmes en France a toutes les apparences d’un formidable accomplissement, mais de l’intérieur, celles qui travaillent affrontent un lourd et contraignant cumul de charges quotidiennes, et les autres n’accèdent toujours pas à l’indépendance financière. « En clair rien de sérieux n’a été entrepris pour aider les Françaises à concilier les différents aspects d‘une liberté chèrement acquise : accès à l’emploi, investissement professionnel et vie familiale ».
À la tentation d’instituer une politique publique en matière d’aide au développement des modes de garde des jeunes enfants, la France a su résister vaillamment ! Contrairement à la Suède et au Danemark, la France n’a pas su, à ce jour, s’illustrer par son inventivité et son efficacité à l’égard des femmes.
Si l’égalité professionnelle homme-femme semble faire consensus dans le débat public, la réalité du marché du travail et des conditions de rémunération des femmes ne sont malheureusement pas à la hauteur. Tenter de changer les injustices salariales, c’est comme essayer de remuer une énorme montagne. De nombreuses entreprises disent avoir mis en place une politique salariale non discriminante à l’égard des femmes, on peut alors se demander où se cachent les résultats !
Nous comptons sur vous, Monsieur Xavier Bertrand, pour parvenir à la deadline fixée par le Président de la République. Le chemin à parcourir est énorme, et pourtant, 2009 c’est demain !
Nous sommes réalistes. La route sera longue. Mais nous ne demandons qu’une seule chose : que le principe « à travail égal, salaire égal », pourtant inscrit dans la loi de 1972, soit enfin appliqué.
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